Top 10 des plus grandes économies africaines par PIB en 2026
6 min Read January 2, 2026 at 2:20 PM UTC

Lorsqu’on parle des économies africaines, il est facile de confondre les pays qui affichent la croissance la plus rapide avec ceux dont l’économie est réellement la plus importante. Il s’agit de deux mesures très différentes, et toutes deux sont essentielles pour comprendre où se situent les opportunités et la stabilité sur le continent.
Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), la production économique totale de l’Afrique devrait atteindre environ 3,32 trillions de dollars en 2026.
Même si ce chiffre ne représente qu’une fraction du PIB mondial — l’économie mondiale étant attendue à 124 trillions de dollars — le paysage économique africain évolue rapidement, porté par les investissements étrangers, les réajustements des échanges commerciaux et des réformes structurelles dans de nombreux pays.
Voici un aperçu détaillé des dix plus grandes économies africaines et des moteurs de leur performance.
Afrique du Sud
L’Afrique du Sud conserve sa position de première économie du continent, avec un PIB projeté de 443,64 milliards de dollars en 2026. Ce poids lourd économique joue depuis longtemps le rôle de centre financier de l’Afrique, Johannesburg abritant la bourse et le secteur bancaire les plus sophistiqués du continent.
Malgré sa taille et ses avantages en matière d’infrastructures, le pays fait face à des défis majeurs, notamment un chômage élevé, des pénuries d’électricité qui persistent depuis des années et une incertitude politique qui inquiète parfois les investisseurs. Toutefois, la diversification de son économie — couvrant les mines, l’industrie manufacturière, les services financiers et le tourisme — lui confère une résilience que les économies plus petites et moins diversifiées n’ont pas.
Égypte
L’Égypte occupe la deuxième place avec un PIB projeté de 399,51 milliards de dollars. L’économie du pays bénéficie de sa position stratégique, contrôlant le canal de Suez, l’une des routes maritimes les plus importantes au monde. Le tourisme reste une source clé de revenus, bien qu’il soit sensible à la stabilité régionale.
L’Égypte a récemment attiré d’importants investissements étrangers, notamment en provenance de la Chine. De vastes projets d’infrastructures, incluant ports et réseaux de transport, renforcent la capacité du pays à servir de hub logistique et commercial reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Le pays reste toutefois confronté à des pressions sur sa monnaie et à la nécessité de concilier croissance économique et soutenabilité de la dette.
Nigeria
Avec un PIB projeté à 334,34 milliards de dollars, le Nigeria occupe la troisième place. Avec plus de 200 millions d’habitants, il représente le plus grand marché de consommation d’Afrique et l’une des populations les plus jeunes du continent. L’économie nigériane a longtemps dépendu des exportations de pétrole, mais les efforts de diversification commencent à porter leurs fruits dans l’agriculture, les télécommunications et les services financiers.
Le principal défi reste de transformer cette population massive et cette richesse en ressources naturelles en prospérité partagée. Les déficits d’infrastructures, notamment dans la production d’électricité et les transports, freinent le potentiel de croissance. Néanmoins, le dynamisme entrepreneurial du pays — visible à travers son écosystème de startups technologiques — révèle un potentiel encore largement inexploité.
Algérie
L’Algérie, avec une économie de 284,98 milliards de dollars, se classe au quatrième rang, largement soutenue par les exportations d’hydrocarbures. Le gaz naturel et le pétrole dominent les recettes publiques, rendant l’économie vulnérable aux fluctuations des prix de l’énergie à l’échelle mondiale. Le gouvernement a annoncé des intentions de diversification, mais leur mise en œuvre reste lente.
Les récentes tensions diplomatiques, notamment avec la France, illustrent des interrogations plus larges sur les relations économiques internationales de l’Algérie. La trajectoire de croissance future du pays dépendra en grande partie de sa capacité à développer des secteurs non pétroliers et à attirer des investissements privés.
Maroc
Le Maroc complète le top cinq avec un PIB de 196,12 milliards de dollars et figure parmi les économies africaines les plus diversifiées et réformatrices. Le pays a investi massivement dans l’industrie manufacturière, en particulier dans les secteurs automobile et aéronautique, se positionnant comme une base de production pour les marchés européens.
Sa position géographique stratégique, une stabilité politique relative par rapport à ses voisins régionaux et des investissements proactifs dans les infrastructures ont attiré d’importants flux d’investissements directs étrangers. Le pays développe également ses capacités en énergies renouvelables, notamment solaires, réduisant sa dépendance aux importations énergétiques.
Les cinq suivants : des puissances émergentes
Le Kenya (140,87 milliards de dollars) joue le rôle de pilier économique de l’Afrique de l’Est, Nairobi faisant office de capitale économique régionale. Le pays bénéficie d’un secteur financier relativement avancé, d’un écosystème technologique en pleine croissance et d’une position stratégique comme hub logistique pour l’ensemble de la région.
L’Éthiopie (125,74 milliards de dollars), malgré des conflits internes récents, affiche une croissance de 7,1 %, l’une des plus rapides d’Afrique. D’importants investissements hydroélectriques, notamment le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne, transforment le paysage énergétique du pays. Des réformes majeures — libéralisation du taux de change, création d’une bourse et ouverture aux investisseurs privés — signalent une évolution du modèle économique.
Le Ghana (113,49 milliards de dollars) s’est forgé une réputation de démocratie relativement stable en Afrique de l’Ouest, avec une économie diversifiée reposant sur l’or, le cacao et un secteur des services en expansion. Des difficultés budgétaires récentes ont mis cette stabilité à l’épreuve, mais les institutions du pays demeurent relativement solides.
La Côte d’Ivoire (111,45 milliards de dollars) affiche une croissance de 6,4 % tout en se transformant en hub régional de services financiers. Des politiques macroéconomiques solides, des investissements soutenus dans les infrastructures et une hausse de la production pétrolière viennent compléter ses atouts traditionnels dans le cacao et les exportations agricoles.
L’Angola (109,86 milliards de dollars) ferme le top dix. Son économie reste fortement dépendante du pétrole malgré des efforts de diversification. Le défi du pays est similaire à celui d’autres nations riches en ressources : transformer la richesse naturelle en développement économique plus large.
Afflux d’investissements et défis persistants
Le paysage de l’investissement dans ces économies évolue rapidement. La Chine a signé pour 30,5 milliards de dollars de contrats de construction avec des pays africains au cours du premier semestre 2025 seulement, soit près de cinq fois le montant enregistré sur la même période en 2024. Il ne s’agit pas de projets mineurs, mais d’infrastructures structurantes : chemins de fer, ports, centrales électriques et réseaux numériques.
Les capitaux européens, moyen-orientaux et asiatiques affluent également à mesure que les alliances commerciales mondiales se recomposent.
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Malgré cela, des obstacles importants subsistent. La Banque africaine de développement estime le déficit annuel de financement des infrastructures à 108 milliards de dollars. L’incertitude politique, le manque de compétences, le chômage des jeunes et l’alourdissement du fardeau de la dette freinent la croissance sur l’ensemble du continent.
Conclusion
Les plus grandes économies africaines présentent un tableau contrasté : une taille significative, des investissements en hausse et de réelles opportunités, coexistant avec des défis structurels qui exigent des capitaux patients et un engagement de long terme.
La taille seule ne garantit pas le succès, mais ces dix économies constituent les piliers établis du continent — des pays où les infrastructures, les institutions et les marchés ont atteint une échelle suffisante pour attirer l’attention sérieuse des acteurs mondiaux.
Comprendre la différence entre les taux de croissance et la taille économique permet de mieux identifier où se situent les différentes opportunités : les économies plus petites et à forte croissance offrent des scénarios à haut risque et fort rendement, tandis que les grandes économies apportent davantage de stabilité, malgré une expansion potentiellement plus lente.
Ce matériel a été présenté à des fins informatives et éducatives uniquement. Les opinions exprimées dans les articles ci-dessus sont généralisées et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les informations contenues dans cet article ne doivent pas être interprétées comme et ne peuvent pas être utilisées en relation avec une offre de vente ou une sollicitation d'une offre d'achat ou de détention d'un intérêt dans un titre ou un produit d'investissement. Rien ne garantit que les performances passées se reproduiront ou aboutiront à un résultat positif. Examinez attentivement votre situation financière, y compris votre objectif de placement, votre horizon temporel, votre tolérance au risque et vos frais avant de prendre toute décision de placement. Aucun niveau de diversification ou d’allocation d’actifs ne peut garantir des profits ou garantir contre les pertes. Les articles ne reflètent pas les opinions de DABA ADVISORS LLC et ne fournissent pas de conseils en investissement aux clients de Daba. Daba ne fournit pas de conseils fiscaux, juridiques ou comptables. Veuillez consulter un professionnel qualifié pour ce type de service.

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