L'industrie pétrolière et gazière africaine retrouve son élan malgré la baisse des prix
TLDR
- Le secteur pétrolier et gazier africain a connu une fin d'année 2025 plus forte, avec des projets clés en Ouganda, au Mozambique, en Namibie, en Algérie, au Congo et au Libéria qui ont progressé, signalant un nouvel élan.
- TotalEnergies s'apprête à relancer sa production, le projet Tilenga en Ouganda devant augmenter sa production et le projet GNL au Mozambique devant redémarrer partiellement.
- ENI a fait progresser sa stratégie gazière avec des projets au Mozambique et au Congo, soulignant l'évolution vers une exécution sélective et l'importance croissante du gaz dans l'avenir énergétique de l'Afrique.
Le secteur pétrolier et gazier africain a terminé l'année 2025 sur une base plus solide que prévu, malgré la baisse des prix du brut et la pression continue exercée par les groupes de défense de l'environnement et les investisseurs mondiaux. Plusieurs projets retardés ou suspendus sont allés de l'avant, signalant un nouvel élan dans les principaux pays producteurs.
TotalEnergies est prêt à rebondir après que sa production africaine a chuté de 705 000 barils équivalent pétrole par jour en 2019 à environ 450 000 en 2024. La production devrait augmenter en 2026 avec le démarrage du projet ougandais Tilenga, estimé à 220 000 barils par jour. Le groupe a également redémarré partiellement le projet Mozambique LNG, suspendu en 2021, avec une production prévue entre 2029 et 2030. D'autres projets sont prévus en Namibie, en Algérie, au Congo et au Liberia.
L'ENI a fait progresser sa stratégie gazière en approuvant le projet Coral Nord LNG au Mozambique, qui devrait démarrer en 2028, et en développant Congo LNG. ENI a également vendu des participations minoritaires dans des actifs au Congo et en Côte d'Ivoire à Vitol pour un montant pouvant atteindre 2,7 milliards de dollars.
Au Nigeria, la raffinerie de 650 000 barils par jour de Dangote a dominé le débat politique, tandis que l'Algérie, le Sénégal et le Gabon ont suivi des voies différentes pour reprendre le contrôle et attirer les investissements.
Points clés à retenir
Le renouveau du secteur reflète l'abandon de l'expansion à tout prix au profit d'une exécution sélective. Les grandes compagnies pétrolières mondiales ne sont plus à la recherche de volumes, mais l'Afrique reste au centre des projets d'envergure, de longue durée de vie et de demande liée au gaz. Le gaz est devenu le point d'ancrage. Les projets de GNL au Mozambique, au Congo et au Sénégal correspondent aux besoins de diversification à long terme de l'Europe et à la demande d'électricité de l'Afrique. Ces projets soutiennent les investissements, même si les prix du pétrole diminuent. L'influence de l'État s'accroît également. Les acquisitions d'actifs au Gabon, les règles d'octroi de licences en Algérie et les batailles réglementaires au Nigeria montrent que les gouvernements exercent un contrôle accru sur les hydrocarbures. Cela peut ralentir les transactions mais peut améliorer l'alignement à long terme. L'avenir du pétrole et du gaz en Afrique n'est pas défini par les seuls cycles de prix. Il est façonné par la demande de gaz, le contrôle des infrastructures et la volonté politique. Les projets qui survivront à l'examen minutieux d'aujourd'hui seront probablement moins nombreux, plus importants et plus stratégiques, ce qui donnera le ton à la prochaine décennie de développement énergétique sur le continent.

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