Fitch relève les perspectives de l'Égypte après un plan de sauvetage mondial de 57 milliards de dollars
TLDR
- Fitch Ratings relève la perspective de la cote de crédit de l'Égypte de stable à positive après l'obtention d'un plan de sauvetage international de 57 milliards de dollars.
- Malgré le maintien de la note B-, l'optimisme s'accroît quant aux perspectives économiques de l'Égypte à la suite d'engagements d'investissement
- La dévaluation de la monnaie fait partie d'une stratégie visant à remédier aux pénuries de devises et à renforcer la stabilité économique
Fitch Ratings a relevé la perspective de la note de crédit de l'Égypte de stable à positive, suite à l'obtention par le pays nord-africain d'un plan de sauvetage international d'un montant total de 57 milliards de dollars pour remédier à son économie à court d'argent.
Malgré le maintien de la note B- de l'Égypte, qui reste six crans en dessous de la catégorie d'investissement, la révision des perspectives reflète un optimisme croissant quant aux perspectives économiques du pays. Cette décision intervient peu après que les autorités égyptiennes ont finalisé un accord de 35 milliards de dollars avec les Émirats arabes unis, ainsi qu'un soutien supplémentaire du FMI, de la Banque mondiale et de la Grande-Bretagne.
Ces engagements d'investissement substantiels, associés à une hausse significative des taux d'intérêt, ont permis à l'Égypte de laisser sa monnaie se dévaluer. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large visant à remédier à l'une des pénuries de devises étrangères les plus graves depuis des décennies et à renforcer la stabilité économique.
Points clés à retenir
Les autorités égyptiennes sont aux prises avec les répercussions d'années de gestion de la monnaie, aggravées par une fuite des investissements étrangers sur le marché de la dette locale à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. D'autres problèmes, tels que le conflit entre Israël et Gaza et les attaques des militants houthis au Yémen contre les navires de la mer Rouge, ont encore pesé sur l'économie. Pour faire face à ces pressions économiques, les autorités entreprennent diverses réformes. Elles prévoient notamment de vendre plus de 30 entreprises et actifs appartenant à l'État, en progressant graduellement. En outre, les réformes visent à contrôler les dépenses et à favoriser la croissance du secteur privé, notamment en réduisant l'implication de la puissante armée dans l'économie.

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