Globacom, l'un des principaux opérateurs de télécommunications nigérians, doit scinder les rôles de président et de directeur général
TLDR
- La Commission nigériane des communications (NCC) a donné à Globacom 24 mois pour nommer un directeur général (CEO) distinct du président du conseil d'administration, sous peine de sanctions.
- Cette mesure vise à renforcer la responsabilité, la transparence et l'indépendance opérationnelle dans le secteur des télécommunications au Nigeria.
- Selon le nouveau cadre, les conseils d'administration des entreprises de télécommunications doivent être composés d'au moins cinq membres, avec un président non exécutif, un directeur général/chef d'entreprise distinct et une majorité d'administrateurs non exécutifs.
La Commission nigériane des communications (NCC) a donné à Globacom 24 mois pour nommer un directeur général (PDG) distinct du président du conseil d'administration, sous peine de sanctions, dans le cadre de règles de gouvernance d'entreprise radicales publiées le 7 août 2025.
Cette mesure vise à renforcer la responsabilité, la transparence et l'indépendance opérationnelle dans le secteur des télécommunications au Nigeria, en l'alignant sur les normes adoptées depuis longtemps dans le secteur bancaire.
Selon le nouveau cadre, les conseils d'administration des entreprises de télécommunications doivent être composés d'au moins cinq membres, dont un président non exécutif, un directeur général/chef de la direction distinct et une majorité d'administrateurs non exécutifs, dont au moins un tiers doit être indépendant. Deux administrateurs non exécutifs, dont un indépendant, doivent également posséder une expertise en matière de TIC ou de cybersécurité. Il est essentiel que le président ne puisse pas occuper ou exercer la fonction de PDG.
Globacom est le seul des quatre grands opérateurs du Nigeria - avec MTN, Airtel et 9mobile - à cumuler les fonctions de président et de directeur général. Le fondateur Mike Adenuga a occupé les deux fonctions depuis la création de l'entreprise, avec une brève exception en 2024 lorsque Ahmad Farroukh a été nommé PDG, avant de démissionner au bout de deux mois à la suite de conflits signalés concernant le pouvoir de décision.
Points clés à retenir
La NCC peut imposer des amendes, suspendre ou révoquer des licences d'exploitation, voire ordonner des changements de gestion en cas de non-respect des règles. Les analystes estiment que ces règles pourraient remodeler la culture de gouvernance de Globacom, en réduisant la domination des fondateurs tout en améliorant les contrôles et les équilibres institutionnels. Bien que le leadership pratique d'Adenuga ait joué un rôle clé dans la croissance rapide de Glo, les experts en gouvernance notent que l'absence de séparation des rôles limite l'indépendance opérationnelle et pourrait ralentir les réformes. Le calendrier de la NCC laisse une marge de manœuvre pour une transition ordonnée, mais indique également que les modèles ancrés dirigés par les fondateurs seront confrontés à une pression réglementaire de plus en plus forte. Globacom dispose maintenant de deux ans pour s'aligner sur les normes mondiales de gouvernance ou risquer une action réglementaire qui pourrait perturber ses activités et sa position sur le marché.

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