Petrobras acquiert une participation de 90 % dans des blocs offshore ivoiriens
TLDR
- Petrobras signe des contrats de partage de production portant sur huit blocs d'exploration offshore en Côte d'Ivoire, renforçant ainsi sa présence en Afrique.
- Petrobras exploitera chaque bloc avec une participation de 90 %, en partenariat avec la société publique Petroci, qui détiendra 10 %.
- Cet accord s'inscrit dans la stratégie de Petrobras visant à se concentrer sur l'Afrique en tant que principale région d'exploration hors du Brésil pour la découverte de nouveaux gisements de pétrole et de gaz.
La société brésilienne Petrobras a signé des contrats de partage de production portant sur huit blocs d’exploration offshore en Côte d’Ivoire, renforçant ainsi sa présence en Afrique alors qu’elle recherche de nouvelles réserves de pétrole et de gaz en dehors du Brésil. Petrobras exploitera chaque bloc avec une participation de 90 %, tandis que la société publique Petroci détiendra les 10 % restants.
Les contrats portent sur les blocs CI-513, CI-600, CI-601, CI-602, CI-603, CI-605, CI-701 et CI-702. Petrobras a indiqué que ces zones se situent le long de la marge équatoriale africaine et présentent des caractéristiques géologiques similaires à celles des bassins offshore brésiliens, où la société a acquis une solide expérience en matière d’exploration et de production en eaux profondes.
Cet accord s’inscrit dans la stratégie définie par la directrice générale Magda Chambriard, qui vise à faire de l’Afrique la principale région d’exploration de Petrobras en dehors du Brésil. La société a repris ses activités d’exploration en Afrique en 2024 et détient désormais des participations à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud. Elle a également conclu un accord en vue d’acquérir une participation de 42,5 % dans un bloc offshore namibien, sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires.
Petrobras prévoit de consacrer 7,1 milliards de dollars à l’exploration entre 2026 et 2030, dans le but de renouveler ses réserves et de développer de nouvelles sources de production. La société cible l’exploration sur son territoire national et dans des pays dont la géologie pourrait ressembler à celle des bassins offshore de l’Atlantique brésilien.
Pour la Côte d’Ivoire, ces contrats marquent l’arrivée d’un nouveau géant pétrolier dans un secteur qui a attiré des investissements à la suite de découvertes offshore et de nouveaux projets de production. L’exploration nécessitera encore des études sismiques, des forages et des découvertes commerciales avant que l’un de ces blocs puisse entrer en production.
Points clés à retenir
Cet accord portant sur huit blocs confère à Petrobras une importante présence opérationnelle en Côte d’Ivoire, mais ne signifie pas pour autant qu’une nouvelle production pétrolière soit imminente. Il faut parfois des années pour qu’un bloc d’exploration passe de la phase d’études géologiques à celle du forage, de la découverte et de la mise en production, et certains ne produisent jamais de volumes commerciaux. L’intérêt pour Petrobras réside dans l’ampleur de l’option qu’elle s’assure ainsi. La société contrôle 90 % de huit zones situées dans un bassin qui, selon elle, présente des caractéristiques géologiques similaires à celles de la marge offshore brésilienne. Cela s’inscrit dans son plan visant à consacrer 7,1 milliards de dollars à l’exploration d’ici 2030 et à réduire sa dépendance vis-à-vis des actifs matures en découvrant de nouvelles réserves. L’Afrique s’inscrit désormais dans cette stratégie, car Petrobras peut appliquer les compétences acquises dans les eaux profondes et ultra-profondes du Brésil à une géologie atlantique similaire. Son portefeuille s’étend désormais de São Tomé-et-Príncipe à l’Afrique du Sud, en passant par la Namibie et la Côte d’Ivoire. En Côte d’Ivoire, Petrobras vient renforcer un secteur en amont qui attire déjà des investissements internationaux grâce à une entreprise disposant de capitaux et d’une expérience opérationnelle offshore. La participation de 10 % de Petroci permet également à l’entreprise publique de rester impliquée en cas de découvertes. Les prochaines étapes seront les études techniques et les décisions de forage, qui détermineront si ces zones peuvent passer du statut de droits d’exploration à celui de réserves commerciales.

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