La BAD soutient Saviu avec 6,5 millions d'euros pour stimuler le financement des startups francophones
TLDR
- La BAD approuve un investissement de 6,5 millions d'euros dans le fonds de capital-risque Saviu II destiné aux startups technologiques en Afrique francophone
- Saviu II investira entre 500 000 et 3 millions d'euros dans des startups technologiques B2B, en se concentrant sur les pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale.
- Les institutions de financement du développement utilisent des outils de financement mixte tels que le capital de première perte pour réduire le risque des investissements et soutenir les start-ups B2B en Afrique.
La Banque africaine de développement a approuvé un investissement de 6,5 millions d'euros dans Saviu II, un fonds de capital-risque ciblant les jeunes entreprises technologiques en Afrique occidentale et centrale francophone.
L'engagement, équivalent à 4,26 milliards de francs CFA, a été approuvé le 27 février à Abidjan. Il comprend 4,5 millions d'euros en fonds propres et 2 millions d'euros en tranche de première perte mobilisés au nom de la Commission européenne dans le cadre du programme Boost Africa, une initiative conjointe de la Banque européenne d'investissement et de la BAD.
Le mécanisme de première perte est destiné à absorber une partie du risque initial, à améliorer le profil risque-rendement du fonds et à attirer des investisseurs privés à un moment où l'activité de capital-risque en Afrique s'est ralentie par rapport aux sommets atteints après la pandémie.
Saviu II, géré par Saviu Partners, prévoit d'investir entre 500 000 et 3 millions d'euros dans une vingtaine de start-ups technologiques B2B. Au moins 60 % des investissements seront destinés aux pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, notamment la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Cameroun.
Le fonds peut également co-investir en Afrique de l'Est si les entreprises prévoient une expansion sur les marchés francophones.
En plus de son véhicule principal, Saviu II comprend un segment de pré-amorçage qui investira des participations minoritaires aux côtés de studios, d'incubateurs et de partenaires locaux. Cette stratégie vise à combler le fossé entre l'incubation et les premiers cycles de financement institutionnel.
Saviu Partners a précédemment levé un fonds de 10 millions d'euros en 2018, investissant dans 12 startups régionales.
Points clés à retenir
Le capital-risque en Afrique est inégalement réparti, le Nigeria, le Kenya et l'Afrique du Sud captant la majorité des financements. Les marchés francophones sont à la traîne malgré l'adoption croissante du numérique et l'expansion des écosystèmes de startups. Les institutions de financement du développement utilisent des outils de financement mixtes, tels que le capital de première perte, pour réduire le risque des investissements et attirer des capitaux privés. En absorbant une partie des pertes potentielles, les institutions publiques aident à débloquer des financements pour des marchés perçus comme plus risqués. Les startups B2B attirent l'attention des entreprises qui numérisent les paiements, la logistique, l'agriculture et les services aux entreprises. Ces modèles génèrent souvent des revenus récurrents et s'étendent au-delà des frontières. Si Saviu II déploie son capital comme prévu, il pourrait aider à structurer les écosystèmes de démarrage en Afrique francophone, fournir un financement de croissance et soutenir l'expansion régionale. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large visant à diversifier la géographie du capital-risque en Afrique au-delà de ses plus grands centres anglophones.

Nouvelle Frontière
Restez informé des principales actualités et événements sur les marchés africains. Livré chaque semaine.
Pulse54
Une plongée approfondie dans ce qui est ancien et nouveau dans le paysage de l’investissement en Afrique. Livré deux fois par mois.
Événements
Inscrivez-vous pour rester informé de nos webinaires réguliers, des lancements de produits et des expositions.


