Les Stablecoins gagnent du terrain en Afrique grâce à l'adoption de Fintechs de premier plan
TLDR
- L'Afrique émerge rapidement comme une frontière clé pour l'adoption des stablecoins, avec des startups comme Yellow Card et des géants du paiement comme Circle et Visa qui se positionnent pour capitaliser sur la demande de la région.
- L'USDC, un jeton numérique adossé au dollar émis par Circle, est désormais intégré aux flux de paiements transfrontaliers et marchands en Afrique.
- En 2024, les stablecoins représenteront 43 % du volume des transactions cryptographiques en Afrique, selon Chainalysis
L'Afrique émerge rapidement comme une frontière clé pour l'adoption des stablecoins, avec des startups comme Yellow Card et des géants du paiement comme Circle et Visa qui se positionnent pour capitaliser sur la demande de la région pour des actifs numériques efficaces et liés au dollar.
À l'instar des infrastructures de paiement Flutterwave et Onafriq (anciennement MFS Africa), Yellow Card, fondée en 2016, s'est associée à Circle pour faciliter les paiements en USDC sur sa plateforme, rejoignant ainsi un mouvement plus large d'intégration des stablecoins dans les transactions quotidiennes.
L'USDC, un jeton numérique adossé au dollar émis par Circle, est désormais intégré dans les flux de paiements transfrontaliers et marchands en Afrique. Chris Maurice, PDG de Yellow Card, a déclaré que les stablecoins aident à relever les principaux défis régionaux, notamment la volatilité des devises et les retards de paiement. En 2024, les stablecoins représenteront 43 % du volume des transactions cryptographiques en Afrique, selon Chainalysis.
La plateforme a traité 3 milliards de dollars de transactions, principalement de la part d'entreprises clientes telles que Starlink, Coinbase et des distributeurs pharmaceutiques. Un partenariat distinct avec Visa permet à Yellow Card d'utiliser Visa Direct pour les paiements peer-to-peer et internationaux, soutenus par des transferts de stablecoins.
Points clés à retenir
Les stablecoins comme USDC et USDT prouvent leur valeur sur les marchés africains où la dépréciation des devises, les pénuries de dollars et les inefficacités de paiement restent des défis. Grâce à des acteurs de l'infrastructure comme Onafriq et Yellow Card, qui permettent des conversions transparentes et un règlement quasi instantané, les stablecoins sont de plus en plus utilisés pour les envois de fonds, les paiements aux fournisseurs et le commerce transfrontalier. Alors que les banques centrales, telles que la BCEAO, interdisent toujours les crypto-actifs, les banques commerciales s'engagent avec prudence. Ecobank, partenaire de Visa, étudie l'intégration potentielle des stablecoins dans un cadre réglementé. Pendant ce temps, la pile technologique soutenant les stablecoins arrive à maturité : Circle joue le rôle de prêteur et de centre de compensation ; Visa offre les rails frontaux ; et des sociétés comme Yellow Card distribuent à grande échelle. Avec des volumes de stablecoins dépassant désormais le réseau de transactions de Visa au niveau mondial en 2024, l'Afrique est en train de devenir un véritable terrain d'essai. Si l'interopérabilité et la clarté réglementaire s'améliorent, les stablecoins pourraient bientôt rivaliser avec l'infrastructure bancaire traditionnelle sur le continent.






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