Les banques africaines réorientent leur stratégie mondiale vers les centres du Golfe
TLDR
- Les banques africaines renforcent leur présence dans le Golfe dans le cadre d'une stratégie plus large visant à suivre les clients, à accéder aux capitaux et à pénétrer les marchés à forte croissance.
- Absa Bank (Afrique du Sud) et Equity Bank (Kenya) prévoient d'ouvrir des bureaux au Centre financier international de Dubaï (DIFC) en 2026.
- United Bank for Africa (UBA), déjà présente à Dubaï, ouvrira un bureau dans le King Abdullah Financial District (KAFD) d'Arabie saoudite d'ici la fin de l'année.
Les banques africaines renforcent leur présence dans le Golfe dans le cadre d'une stratégie plus large visant à suivre les clients, à accéder aux capitaux et à pénétrer les marchés à forte croissance. Absa Bank (Afrique du Sud) et Equity Bank (Kenya) prévoient d'ouvrir des bureaux au Centre financier international de Dubaï (DIFC) en 2026. United Bank for Africa (UBA), déjà présente à Dubaï, ouvrira un bureau dans le King Abdullah Financial District (KAFD) d'Arabie saoudite d'ici la fin de l'année.
Cette initiative reflète les liens commerciaux et d'investissement croissants entre l'Afrique et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Entre 2016 et 2023, les importations africaines en provenance du CCG ont augmenté de 145 %, dépassant celles de la Chine et de l'UE. Les entreprises kényanes, nigérianes et sud-africaines, en particulier dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture et de l'exploitation minière, sont de plus en plus actives sur les marchés du Golfe.
Les banques mondiales se retirant de l'Afrique pour des raisons de risque, les institutions africaines comblent le vide. BNP Paribas, Standard Chartered et la Société Générale se sont retirées de plusieurs marchés africains, ce qui a permis aux acteurs locaux d'offrir des services transfrontaliers.
Les envois de fonds et les services bancaires aux diasporas offrent également des opportunités. En 2023, les pays du CCG représenteront 27 % du total des envois de fonds vers l'Afrique, dépassant ainsi l'Europe occidentale. Les banques africaines considèrent le DIFC et le KAFD comme des plateformes pour les financements structurés, les véhicules d'emprunt et l'accès à l'investissement dans les corridors Afrique-Golfe.
Points clés à retenir
L'axe financier des banques africaines se déplace vers l'est. Avec l'accélération des échanges commerciaux et des flux d'investissement entre l'Afrique et le Golfe, les banques régionales s'implantent dans des centres tels que Dubaï et Riyad pour servir leurs clients, initier des transactions et développer leurs activités de banque d'affaires. L'ouverture du Golfe à des investissements diversifiés, associée aux besoins de l'Afrique en matière d'infrastructures, permet aux banques africaines de participer à l'organisation de méga-opérations autrefois dominées par les prêteurs internationaux. Ces bureaux dans le Golfe ne sont pas seulement symboliques, ils sont stratégiques. Ils donnent accès aux liquidités, aux réseaux d'investisseurs, aux clients de la diaspora et à l'expertise en matière de financement structuré nécessaire pour les transactions complexes. Avec plus de 100 milliards de dollars d'investissements du CCG en Afrique rien qu'entre 2022 et 2023, les banques africaines se trouvent aujourd'hui à un carrefour critique : capter les flux ou risquer d'être mises à l'écart. La conformité, la rapidité et l'efficacité du capital devenant des priorités, le corridor financier est-ouest est en train de devenir la nouvelle frontière de la finance africaine.






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