La fintech nigériane Chimoney ferme ses portes après un manque de financement
TLDR
- Chimoney, une fintech fondée au Nigéria qui propose des outils de paiement transfrontaliers, cesse ses activités en raison d'un capital insuffisant, ce qui entraîne des processus de remboursement des fonds des clients.
- Fondée en 2022 par Uchi Uchibeke, Chimoney a permis des transactions dans 41 devises, en prenant en charge diverses méthodes de paiement telles que les transferts bancaires, l'argent mobile et les rampes d'accès aux stablecoins.
- Malgré une levée de fonds d'environ 280 000 dollars et une tentative d'orientation vers les agents d'intelligence artificielle et les portefeuilles programmables, Chimoney n'a pas pu poursuivre ses activités sans un capital adéquat et a interrompu les nouvelles transactions en avril.
Chimoney, une fintech d'origine nigériane qui construisait des outils de paiement transfrontalier pour les entreprises, a fermé ses portes après avoir échoué à lever suffisamment de capitaux pour continuer à fonctionner.
Dans un courriel daté du 1er mai, la startup basée au Canada a informé ses clients qu'elle avait mis fin aux nouvelles transactions et intégrations et qu'elle avait commencé à rembourser les soldes. "À compter du 1er mai 2026, Chimoney a cessé toutes les nouvelles transactions et intégrations", a déclaré la société. Les clients disposant de fonds peuvent demander des remboursements via un tableau de bord qui restera ouvert jusqu'au 31 août 2026.
Fondée en 2022 par Uchi Uchibeke, Chimoney aidait les entreprises à payer les freelances, les vendeurs et les utilisateurs dans 41 devises. Son API prend en charge les transferts bancaires, l'argent mobile, le temps d'antenne, les cartes-cadeaux et les sorties de stablecoin. L'entreprise a rejoint Techstars Toronto en 2023 et a levé environ 280 000 dollars de fonds divulgués, bien que M. Uchibeke ait déclaré que le financement total, y compris les subventions, était plus proche d'un million de dollars.
M. Uchibeke a déclaré que l'entreprise avait essayé de fonctionner comme une fintech à l'échelle de l'entreprise sans disposer d'un capital suffisant. Chimoney a annoncé aux investisseurs en février qu'elle prévoyait de fermer ses portes et en a informé ses clients en avril. Les transactions ont été interrompues le 30 avril. Les remboursements sont attendus dans un délai de 7 à 14 jours ouvrables après que les clients ont soumis les détails du paiement et procédé à une authentification à deux facteurs.
La fermeture intervient quelques mois après que Chimoney a obtenu son enregistrement en tant que prestataire de services de paiement au titre de la loi canadienne sur les activités de paiement de détail. L'entreprise a également tenté de s'orienter vers l'infrastructure de paiement pour les agents d'IA, les stablecoins et les portefeuilles programmables, mais le pivot n'a pas eu suffisamment de succès avant la fin de sa période d'exploitation. La société mère de Chimoney, Chi Technologies Inc. restera active, mais la licence sera maintenue en sommeil.
Points clés à retenir
L'effondrement de Chimoney montre le fossé qui existe entre la mise en place d'une infrastructure de paiement et sa transformation en une activité durable. Les paiements transfrontaliers sont difficiles car les entreprises doivent gérer la réglementation, les liquidités, les contrôles de fraude, les partenaires bancaires, l'assistance à la clientèle et la conformité d'un marché à l'autre. Cela nécessite souvent plus de capitaux qu'une startup ne peut en réunir au stade de l'amorçage. Chimoney montre également les risques encourus par les entreprises qui s'appuient sur les rails de paiement des startups. Lorsqu'un fournisseur d'infrastructure ferme ses portes, les clients doivent migrer les paiements, mettre à jour les systèmes et gérer la confiance des utilisateurs. Le choix du moment est également important. Le Canada soumet les prestataires de services de paiement à une surveillance plus formelle, avec des règles sur la sauvegarde des fonds, la gestion des risques et l'établissement de rapports. Cela renforce la confiance des utilisateurs, mais augmente également les coûts d'exploitation. Pour les fintechs africaines, la leçon n'est pas que les paiements transfrontaliers sont un mauvais marché. La leçon est que la profondeur du produit doit s'accompagner d'une distribution, d'un revenu et d'un capital. Sans un nombre suffisant de clients payants et de pistes d'atterrissage, même une infrastructure utile peut échouer.

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