La représentation des femmes diminue alors que le financement de la technologie africaine rebondit
TLDR
- La diversité des genres dans le financement de la technologie africaine a diminué en 2025 malgré une reprise des volumes d'investissement totaux.
- Seules 16,9 % des start-ups financées en 2025 comptaient au moins une femme dans leur équipe fondatrice, ce qui constitue une tendance préoccupante.
- Si le financement de la technologie africaine s'est stabilisé après la crise des capitaux, les progrès en matière d'équilibre entre les hommes et les femmes sont limités, ce qui montre la nécessité d'interventions ciblées et d'un renforcement des filières.
La diversité des genres a diminué dans le financement de la technologie africaine en 2025, même si les volumes d'investissement totaux se sont redressés, selon le dernier rapport sur le financement des startups de la technologie africaine de Disrupt Africa.
Au total, 178 startups ont levé 1,64 milliard de dollars au cours de l'année. Alors que le nombre d'entreprises financées a légèrement diminué, le financement total a augmenté de 46,2% par rapport à 2024.
Seules 30 startups financées, soit 16,9 %, comptaient au moins une femme dans leur équipe fondatrice en 2025. Ce chiffre est à comparer aux 37 startups, soit 18,5 %, en 2024 et aux 107 startups, soit 26,3 %, en 2023.
Ce recul s'inscrit dans une tendance à la baisse après des gains antérieurs. En 2022, 128 startups financées, soit 20,2 %, avaient une femme comme cofondatrice. En 2021, ce chiffre était de 121 startups, soit 21,5 %.
Les données suggèrent que la consolidation qui a suivi la crise des capitaux n'a pas amélioré la représentation des sexes parmi les entreprises financées.
Le rapport distinct de Disrupt Africa sur les dividendes de la diversité a révélé que les progrès en matière d'équilibre entre les sexes dans l'écosystème ont été limités et que l'on est encore loin de la parité.
Points clés à retenir
Le financement de la technologie africaine s'est stabilisé après un ralentissement mondial du capital-risque. Toutefois, la concentration des capitaux semble profiter à un nombre plus restreint de fondateurs bien établis, souvent au détriment de la diversité. Les recherches menées à l'échelle mondiale montrent que les startups fondées par des femmes ne reçoivent généralement qu'une faible part du capital-risque. En Afrique, les entreprises dirigées par des femmes ont historiquement attiré moins de 10 % du financement total en valeur. Lorsque les cycles de financement sont plus serrés, les investisseurs ont tendance à privilégier les réseaux éprouvés et les fondateurs récidivistes, ce qui peut renforcer les déséquilibres existants entre les hommes et les femmes. Les tickets d'entrée plus importants font également pencher le financement total vers les équipes dominées par les hommes. L'amélioration de la représentation peut nécessiter des fonds ciblés, des pipelines plus solides aux niveaux du pré-amorçage et de l'amorçage, et davantage de femmes dans les rôles décisionnels du capital-risque. Alors que les financements reprennent, les acteurs de l'écosystème doivent veiller à ce que cette reprise ne creuse pas les écarts structurels. Sans une intervention délibérée, la concentration du capital risque de ralentir les progrès vers un secteur technologique plus inclusif à travers le continent.

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