Les compagnies pétrolières nigérianes constituent une réserve de trésorerie de 2,86 T de nairas pour accroître leur production
TLDR
- Aradel Holdings, Seplat Energy et Oando Plc ont accumulé un total de 2 860 milliards de nairas de trésorerie à la mi-2026, se préparant ainsi à une intensification des activités de forage et de production à la suite de leurs récentes acquisitions.
- Aradel arrive en tête avec 1 720 milliards de nairas de trésorerie, affichant une croissance significative de ses flux de trésorerie d'exploitation nets et de ses investissements en immobilisations corporelles après l'intégration de ND Western et de Renaissance Africa Energy.
- Seplat, qui dispose de 433,8 millions de dollars de trésorerie libre d'affectation et de 130,8 millions de dollars de trésorerie soumise à des restrictions, a généré 985,9 millions de dollars de flux de trésorerie d'exploitation et prévoit une hausse de ses dépenses d'investissement au cours du second semestre, avec un objectif total compris entre 360 et 440 millions de dollars pour 2026.
Les sociétés nigérianes Aradel Holdings (NGX : ARADEL), Seplat Energy (NGX : SEPLAT) et Oando Plc (NGX : OANDO) ont clôturé le premier semestre 2026 avec une trésorerie combinée de 2 860 milliards de nairas (2,1 milliards de dollars), alors que les producteurs de pétrole s’apprêtent à augmenter leurs dépenses en forage et en production après avoir élargi leur base d’actifs grâce à des acquisitions, selon un rapport de Nairametrics. Leur trésorerie combinée a augmenté d’environ 456,34 milliards de nairas au cours des six premiers mois de l’année.
Aradel détenait 1 720 milliards de nairas, soit le solde le plus élevé parmi les trois sociétés. Le groupe a généré 975,6 milliards de nairas de trésorerie d’exploitation nette et a augmenté ses dépenses en immobilisations corporelles, dans le cadre de l’intégration de ND Western et de sa participation dans Renaissance Africa Energy. La production moyenne a atteint environ 139 500 barils équivalent pétrole par jour, contre 22 400 un an plus tôt.
Seplat a clôturé le mois de juin avec 433,8 millions de dollars de trésorerie libre d’utilisation et 130,8 millions de dollars supplémentaires de trésorerie soumise à des restrictions. Elle a généré 985,9 millions de dollars d’exploitation tout en consacrant 109,8 millions de dollars à des dépenses d’investissement. La dette nette a baissé de 45 % pour s’établir à 370,7 millions de dollars. La société prévoit une augmentation des dépenses d’investissement au second semestre, avec des prévisions annuelles comprises entre 360 et 440 millions de dollars et la mise en service de 8 appareils de forage.
Oando disposait de 544,92 milliards de ₦ de trésorerie après avoir consacré 81,4 milliards de ₦ à des projets d'investissement au cours de la période. La société prévoit entre 90 et 100 millions de dollars de dépenses d’investissement pour 2026, destinées au forage et à d’autres travaux de production. Elle a clôturé le mois de juin avec 2 700 milliards de nairas d’emprunts et poursuit également une émission de droits de souscription de 200 milliards de nairas ainsi qu’un programme de financement de 1,5 milliard de dollars.
Les sociétés se concentrent désormais sur la mise en production des réserves acquises. Aradel vise une production de 110 000 à 140 000 barils équivalent pétrole par jour en 2026, Seplat vise 135 000 à 155 000, tandis qu’Oando table sur 40 000 à 50 000. Leurs prochains résultats montreront quelle part des liquidités est investie dans les puits, les infrastructures et l’augmentation de la production.
Key Takeaways
Le solde de trésorerie de 2 860 milliards de nairas montre que le secteur pétrolier nigérian passe désormais de la phase d’acquisitions à celle de la mise en œuvre. Le rachat de Mobil Producing Nigeria par Seplat, l’acquisition de Nigerian Agip Oil Company par Oando et la consolidation de ND Western par Aradel ont permis aux producteurs locaux de prendre le contrôle de réserves et d’actifs de production plus importants, mais l’achat de ces entreprises n’était qu’une première étape. Pour maintenir et augmenter la production, il faut des forages, des réparations, des oléoducs et d’autres infrastructures. Seplat illustre bien cette évolution : au premier semestre, elle n’a dépensé que 109,8 millions de dollars sur son budget d’investissement prévu, compris entre 360 et 440 millions de dollars, réservant ainsi la majeure partie de ses dépenses pour le reste de l’année 2026. Aradel investit déjà davantage dans ses actifs en cours de développement tout en réduisant son endettement. Oando a augmenté sa trésorerie mais reste endettée à hauteur de 2 700 milliards de nairas, ce qui signifie que sa liquidité doit à la fois soutenir ses investissements et honorer ses obligations financières. Les entreprises doivent également faire face à des impôts, des dividendes et des remboursements de dette qui entrent en concurrence avec les dépenses d’investissement. La question essentielle n’est donc pas de savoir si leurs soldes de trésorerie continuent d’augmenter, mais si cette trésorerie permet de produire davantage de barils. Les actions d’Aradel et de Seplat ont progressé respectivement de 163 % et 177 % au cours de l’année écoulée, tandis que celles d’Oando ont chuté de 29 %, ce qui met davantage l’accent sur la capacité des investissements à se traduire en production, en flux de trésorerie et en rendements.

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