Biochar lève 1,5 million de dollars pour transformer les déchets agricoles africains en crédits carbone
TLDR
- Biochar Industrial Group a levé 1,5 million de dollars dans le cadre d'un financement « pré-amorçage » destiné à transformer les déchets agricoles des entreprises agroalimentaires africaines en crédits de capture de carbone.
- Fondée en 2026 par des dirigeants de Releaf Earth, la société BIG exploite des installations de pyrolyse dans des usines agroalimentaires afin de produire du biochar destiné à l'amendement des sols.
- Ce financement servira à financer le déploiement d'équipements, le recrutement de personnel et le développement de systèmes de surveillance numériques destinés au traitement de la biomasse et au stockage du carbone.
Biochar Industrial Group a levé 1,5 million de dollars dans le cadre d'un financement « pre-seed » afin de transformer les déchets agricoles issus des industries agroalimentaires africaines en crédits de réduction des émissions de carbone. Breega a mené ce tour de table, auquel a participé Catalyst Fund, tandis que la Fondation Mulago a apporté un financement non dilutif.
Fondé en 2026 par Ikenna Nzewi, Uzoma Ayogu et Isaiah Udotong, anciens dirigeants de Releaf Earth, BIG installe et exploite des équipements de pyrolyse dans des usines de transformation alimentaire. Ces machines chauffent les déchets agricoles, tels que les coquilles de noix, les enveloppes et les épis, dans des conditions de faible teneur en oxygène, les transformant ainsi en biochar plutôt que de laisser ces matières se décomposer ou brûler.
BIG appelle ce modèle « Biochar-as-a-Service ». Les transformateurs agricoles fournissent les déchets tandis que BIG finance et exploite les équipements, gère la mesure et la vérification des émissions de carbone et vend les crédits qui en résultent. Le biochar physique peut également être épandu sur les terres agricoles pour enrichir les sols. L’entreprise cible les transformateurs qui génèrent au moins 2 500 tonnes de déchets adaptés par an.
Ce financement servira à déployer des équipements et à recruter du personnel dans les domaines de l’ingénierie, des opérations, de la logistique et de la vérification des émissions de carbone. BIG prévoit également de mettre en place des systèmes de suivi numériques permettant de quantifier la quantité de biomasse traitée et le volume de carbone stocké. L’entreprise indique avoir visité des sites à travers l’Afrique de l’Ouest et suscité l’intérêt d’autres régions du continent.
Les fondateurs de BIG ont auparavant mis en place une infrastructure de transformation agricole chez Releaf Earth, où la production de biochar a déjà généré des crédits de suppression de carbone vérifiés, vendus à des acheteurs internationaux. BIG prévoit d’étendre ce modèle d’exploitation aux transformateurs agroalimentaires de toute l’Afrique, en sélectionnant les sites en fonction de la biomasse disponible plutôt qu’en se concentrant sur des pays spécifiques.
Key Takeaways
BIG tente de transformer deux problèmes en une seule activité : d’une part, les usines ont besoin d’un moyen de gérer leurs déchets agricoles ; d’autre part, les entreprises qui cherchent à atteindre leurs objectifs climatiques ont besoin d’une solution de capture du carbone qui puisse être mesurée et vérifiée. Le biochar permet de relier ces deux aspects, car les déchets qui, autrement, se décomposeraient ou seraient incinérés, peuvent être transformés en un matériau capable de stocker le carbone pendant de longues périodes. Le modèle de BIG élimine également une grande partie des coûts initiaux pour les transformateurs agroalimentaires, car la start-up finance et exploite elle-même les équipements, puis partage la valeur générée par le biochar et les crédits carbone. Les fondateurs font leur entrée sur le marché forts d’une expérience opérationnelle acquise chez Releaf Earth, qui avait auparavant fourni à Salesforce, par l’intermédiaire de Milkywire, des crédits de suppression de carbone vérifiés issus de la production de biochar au Nigeria. Cela constitue une preuve de faisabilité sur un marché où la qualité des crédits carbone et la capacité à mesurer la suppression de carbone restent des préoccupations majeures. Ce tour de table de 1,5 million de dollars est modeste pour une infrastructure industrielle ; BIG devra donc démontrer que chaque site est capable de générer suffisamment de revenus issus des crédits carbone et du biochar pour financer son expansion. Si le modèle économique s’avère viable, l’entreprise pourrait déployer ses équipements chez différents transformateurs plutôt que de construire des usines centralisées, créant ainsi un réseau de sites de capture du carbone à proximité des lieux de production des déchets agricoles.

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