Fitch revoit à la hausse la perspective du Nigeria grâce aux réformes politiques
TLDR
- Fitch Ratings a relevé la perspective du Nigeria de « stable » à « positive », tout en confirmant sa note « B ».
- Cette révision s'explique par les réformes politiques en cours, le renforcement des réserves de sécurité face aux chocs extérieurs et la continuité attendue des politiques.
- Les réserves de change ont considérablement augmenté et l'inflation devrait ralentir.
Fitch Ratings a révisé la perspective des notations de défaut de l'émetteur (IDR) à long terme du Nigeria, la faisant passer de « stable » à « positive », tout en confirmant la notation à « B ». L'agence de notation internationale a annoncé sa dernière position ce week-end, invoquant les réformes politiques en cours menées par le gouvernement fédéral. Le ministre des Finances et ministre chargé de la coordination de l’économie du Nigeria, M. Taiwo Oyedele, a salué cette perspective positive, réaffirmant l’engagement du gouvernement à maintenir la dynamique de réforme.
Cette révision des perspectives reflète la confiance accrue de Fitch dans le fait que la dynamique actuelle des réformes ne sera pas perturbée par les élections législatives prévues début 2027. Parmi les principaux facteurs à l’origine de cette révision figurent la continuité attendue des politiques, le renforcement des réserves externes, une politique monétaire restrictive et la baisse de l’inflation. Fitch a également souligné que l’augmentation de la production pétrolière et des capacités de raffinage avait contribué à l’amélioration des perspectives.
Les réserves brutes de change du Nigeria ont considérablement augmenté, passant de 32 milliards de dollars à la mi-avril 2024 à 54,9 milliards de dollars au 25 septembre 2026. Les réserves nettes de devises se sont également améliorées pour atteindre 34,8 milliards de dollars à la fin de 2025, contre environ 4 milliards de dollars à la fin de 2023. Fitch prévoit que l’excédent courant devrait s’élargir pour atteindre 6,4 % du PIB en 2026, tandis que l’inflation annuelle moyenne devrait se modérer à 15,4 % en 2026. La production de pétrole brut, hors condensats, respecte l’objectif de l’OPEP fixé à 1,5 million de barils par jour (mbj) depuis mai 2026, avec une moyenne de 1,52 mbj.
Ces perspectives positives sont importantes pour les investisseurs, car elles témoignent d’un renforcement de la transmission de la politique monétaire et d’une meilleure résilience face aux chocs externes, soutenus par une crédibilité accrue des politiques menées. L’agence s’attend à une grande continuité des politiques économiques, compte tenu de la position forte du parti au pouvoir en vue des élections prévues début 2027. Tout en reconnaissant des défis tels que la forte inflation et la faiblesse des indicateurs de gouvernance, cette révision laisse entrevoir un environnement économique plus stable et plus prévisible.
Le ministre Oyedele a réaffirmé la détermination du gouvernement fédéral à maintenir sa trajectoire de réforme ainsi qu’un régime de change discipliné, reflétant les mécanismes du marché et transparent. Fitch a toutefois mis en avant des risques baissiers potentiels, notamment une détérioration de la crédibilité des politiques, un regain de tensions sur les liquidités externes ou un creusement soutenu du déficit budgétaire. Ces facteurs pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action de notation négative ou à un déclassement à l’avenir.
Key Takeaways

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